Comme l'eau

Se laisser inspirer par cette source de Vie ?

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« Ne force jamais rien, donne le meilleur de toi-même et laisse faire les choses. Si ça doit être, ça sera ! »  

 

Martin Latulippe

 

 

Je suis un homme de mouvement. J’ai quasiment toujours été très actif et fortement engagé dans mes activités professionnelles, familiales, associatives et sportives. Souvent comme leader, comme personne qui donne les idées, les organise et les réalise. Même si, au travers de mes billets, je semble être plutôt réflexif qu’actif, le « faire » occupe toujours une grande place dans ma Vie.

 

Cependant, tant les années qui s’accumulent, les enfants qui grandissent que les contextes d’évolution sociétale emplis d’incertitude et de complexité, m’entraînent de plus en plus à remettre en cause la toute-puissance du « faire » et à m’interroger, quand nécessaire, sur d’autres chemins d’accomplissement, sur une meilleure efficience dans mes réalisations et sur une inspiration fluide et renouvelée dans mes créations.

 

Il y a deux semaines, j’écrivais un billet sur ces moments de « conspiration » que semble offrir la vie. Je poursuis cette idée en m’arrêtant sur l’observation d’un élément de la Nature qui s’avère très inspirant pour moi lorsque je sens que ma productivité diminue : l’eau.

 

 

En général, lorsque mon « faire » devient moins performant, je constate que, souvent, je tente de réappliquer les mêmes méthodes, les mêmes outils connus, les mêmes recettes qui ont, une fois, bien marchées, etc. Mais, une telle attitude m’entraîne alors souvent sur des chemins où je « force » la réalisation d’une action ou d’un projet : peut-être avec réussite mais presque toujours avec des tensions importantes. Et je peine alors à « laisser faire » d’autres forces que celles de mon ego : les forces mêmes qui régissent et créent toute Vie, y-compris la mienne ; infiniment plus fortes que moi...

 

 

Pour éviter tout ésotérisme et revenir « les pieds sur terre », la métaphore de l’eau peut alors être aidante. L’eau ne force rien, même si elle peut avoir une force incroyable. Elle s’écoule parfaitement en fonction du terrain qu’elle rencontre : avec violence et fracas lorsqu’elle tombe en cascade et s’écrase sur des rochers qu’elle polit ; en virevoltant dans le conduit étroit d’une gorge ;  en s’arrêtant dans un replat de la rivière ; en tranquillité et douceur lorsque canalisée dans un bisse ; en calme absolu dans un lac de montagne ; en filet d’eau minuscule ou en fleuve géant en fonction de son débit ; en goutte à goutte pour un arrosage de rocaille, etc. Elle s’adapte toujours au terrain qu’elle rencontre, souvent avec des pertes. Elle peut prendre différentes formes en fonction du climat extérieur : de la vapeur à la glace en passant par la neige, la pluie et la grêle. Elle se colore en fonction du fond de son contenant ou des reflets de la lumière. Elle est source de toute vie ; polluée ou pure, la faune et la flore s’abreuvent et se transforment grâce à elle. Elle peut s’accumuler dans des barrages naturels puis tout détruire sur son passage lorsque ce dernier cède. Fraîche, elle nous donne de la vitalité ; tempérée, elle peut nous réchauffer. Elle peut s’infiltrer profondément dans la roche et réapparaître dans des endroits improbables. Elle est d’une générosité totale, s’offrant à toutes et tous, sans distinction de race, de position sociale, de beauté ou d’intelligence. Etc.  

 

Vous connaissez peut-être les travaux du Dr Masuru Emoto qui ont montré, dans des photographies célèbres, que les cristaux de l’eau prennent des formes très différentes en fonction, par exemple, de différentes musiques ou mots. Si vous êtes intéressé-e à aller plus loin dans ces travaux, vous pouvez par exemple débuter par cette vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=-eghWmp5aDk (les messages de l’eau).

 

Ces descriptions non-exhaustives des différentes formes de l’eau peuvent m’aider à diversifier mes actions et surtout à laisser émerger d’autres idées ou intuitions beaucoup plus adaptées à l’instant qui s’offre à moi maintenant ; sans les canaliser plus que nécessaire.

 

Le dernier exemple en date de cette manière de procéder a été la rédaction de ce billet : j’avais une idée de ce que je voulais impérativement écrire depuis une semaine. J’ai passé deux soirées à tenter d’écrire sur le sujet qui me tenait à cœur. Avec difficulté et insatisfaction du résultat. Mais je voulais absolument terminer cette création. Puis, lors d’une balade vespérale, je me suis promené le long d’un ruisseau et j’ai observé son eau en action. A mon retour, j’ai choisi de laisser reposer ces écrits, de ne rien forcer. Et ce matin, en rédigeant ce nouveau billet, les mots coulent à travers mes doigts, avec légèreté et fluidité.

 

 

Est-ce aidant, inspirant aussi pour vous ? Est-ce que ça peut vous aider à « être » dans le mouvement naturel de la Vie, sans rien ni bloquer ni forcer ? En vous laissant entraîner dans le lit de votre fleuve de Vie, peut-être avec rapidité en son milieu ; ou avec lenteur en vous attardant près de ses rives ?

 

 

L’animation suivante (https://vimeo.com/178208967), réalisée suite à une matinée de balade en moyenne montagne, peut être inspirante pour accompagner ces mots.

 

Belle semaine !

 

Jean-Pierre Rey, le 21 août 2016

 

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